données numériques, référencement, seo

Le SEO en 2018 : évolution et perspectives

SEO 2018

Connaissez-vous une entreprise qui ne veut pas de visiteurs sur son site Web ? Il n’y en a pas ! Pourquoi ? Parce que les entreprises utilisent Internet pour promouvoir leurs produits et services dans un contexte d’affaires ($). Puisque le SEO représente la source principale de trafic des sites Web, les entreprises savent à quel point il est bénéfique d’apparaître sur la première page des outils de recherche.

Même si le SEO a considérablement évolué au cours fil des années, une chose n’a absolument pas changé : l’innovation des techniques SEO.

Vous trouverez dans cet article un condensé de l’évolution du SEO et les perspectives du SEO en 2018.

LE CHAOS DU BIG SEVEN

En 1998, Google n’existait pas – du moins, il n’en était qu’à son état embryonnaire. À cette époque, sept moteurs de recherche se partageaient l’essentiel du trafic Web : Altavista, Excite, HotBot, InfoSeek, Lycos, Northern Light et Web Crawler. Ces moteurs de recherche indexaient, pour la plupart, toutes les pages d’un site. Les moteurs de recherche achetaient des quantités phénoménales de serveurs Web pour y stocker toutes les pages qu’elles indexaient.

Il y avait aussi des annuaires de recherche comme Yahoo!, DMOZ et la Toile du Québec. Contrairement aux moteurs de recherche, les annuaires n’indexaient que la page d’accueil des sites : ils indexaient la page d’accueil d’un site sous une petite description de 25 à 50 mots.

Le travail de référencement consistait à proposer manuellement un site Web à chaque moteur de recherche et répertoires.

À cette époque, on ne parlait pas encore de SEO, mais plutôt de référencement. Le travail de référencement consistait à proposer manuellement un site Web à chaque moteur de recherche et répertoires – et d’en assurer le suivi afin qu’il soit indexé. Le délai d’indexation d’un site était, dans le temps, d’une semaine à trois mois !

L’ÉVOLUTION DU RÉFÉRENCEMENT VERS LE SEO

Avec le temps, les moteurs de recherche se sont améliorés. Chaque moteur de recherche avait ses propres critères d’indexation : certains prenaient en compte les mots-clés dans les URL, certains prenaient en compte les balises TITLE, certains les META Description et Keywords, certains le nombre d’occurrence d’un mot-clé dans une page, certain accordaient de l’importance aux mots en gras et certains accordaient plus d’importance aux mots utilisés comme lien hypertexte.

Les moteurs de recherche avaient aussi leurs propres limites d’indexation : certains indexaient tous les niveaux de l’arborescence d’un site, certains géraient les frames et les images réactives (image map), et certain pouvaient indexer les textes alternatifs (alt) des images…

Les personnes qui faisaient du référencement (et qui avaient des connaissances de programmation HTML), ont vite compris l’importance d’optimiser les pages d’un site afin qu’il soit indexé ET qu’il s’affiche dans les premières pages de recherche des moteurs de recherche. Cette époque marquait le début du SEO. Les spécialistes SEO utilisaient alors des logiciels comme WebPosition et TopDog pour analyser les positions d’un site d’après des mots-clés désirés.

Les personnes qui faisaient du référencement ont vite compris l’importance d’optimiser les pages d’un site afin qu’il s’affiche dans les premières pages de recherche des moteurs de recherche.

Le travail de SEO n’était pas facile puisque chaque moteur de recherche avait ses propres critères d’indexation et ses limites. Les spécialistes en SEO devaient se tenir à jour des dernières nouveautés de chaque moteur de recherche. Et bien sûr, dans la foulée des nouveautés, il y avait des techniques douteuses (placarder une page de mots-clés de la même couleur que la couleur d’arrière-plan) et des atrocités de toutes sortes (mettre le nom de ses compétiteurs dans les URL et le code des pages).

Heureusement, il y avait des acteurs et des sources fiables comme Olivier Andrieu d’Abondance (en France), Danny Sullivan, Barry Schwartz et Eric Enge de Search Engine Watch (aux États-Unis). Les spécialistes en SEO chérissaient le rêve secret d’un standard entre les différents moteurs de recherche.

Ce rêve secret s’est à moitié réalisé : les moteurs de recherche n’ont pas établis un standard, mais un nouveau joueur s’est imposé – Google.

L’ARRIVÉE DU MOTEUR DE RECHERCHE GOOGLE

Google s’est rapidement imposé parmi les moteurs de recherche auprès des spécialistes SEO et des utilisateurs. Les spécialistes SEO appréciaient Google parce qu’il indexait très rapidement toutes les pages des sites et qu’il générait beaucoup de visites sur les sites qu’il avait indexé. Les utilisateurs de Google l’appréciaient parce que les résultats de recherche étaient pertinents aux requêtes et que sa base de données de sites connaissait une croissance incroyable.

Tranquillement mais sûrement, Google est devenu le moteur de recherche le plus populaire au monde – laissant les autres moteurs de recherche loin derrière.

Afin d’offrir des résultats de recherche toujours plus pertinents pour ses utilisateurs, Google a réalisé de nombreuses mises à jour et introduit de nouveaux critères à ses algorithmes : PageRank, Pingouin, Panda et Hummingbird. Google a maintenant plus de 200 critères à ses algorithmes. Pour des raisons commerciales, Google documente peu les modifications de ses critères, et reste plutôt vague quant aux impacts de ses modifications. Ces derniers temps, on a entendu parler du https, des données structurées, d’AMP, de temps de chargement des pages, de géolocalisation des requêtes, de compatibilité mobile, etc.

Le flou sur les critères de Google a apporté une certaine confusion dans la communauté du SEO, il n’en fallait pas moins pour voir apparaître toutes sortes de spéculations et de spécialistes en SEO.

Le flou sur les critères de Google a apporté une certaine confusion dans la communauté du SEO, il n’en fallait pas moins pour voir apparaître toutes sortes de spéculations et de spécialistes SEO. Et avec raison : le nombre de sites Web sur la toile augmente sans cesse et la guerre pour apparaître sur la première page de Google est impitoyable. Les propriétaires de sites sont prêts à investir des dizaines de milliers de dollars pour attirer clients afin de générer des ventes.

Comme dans n’importe quel métier, il y a des personnes qui sont plus amateurs et d’autres, plus experts. Le problème dans l’industrie du SEO est qu’il est très difficile de les différencier – même pour les plus avisés. À qui confier le SEO de son site alors ? À un consultant indépendant ? à une agence Web ? à une entreprise spécialisée en SEO ? Malheureusement, je n’ai aucune réponse pour vous. Parmi tout ce beau monde, il y en a qui font un travail remarquable – à vous de les trouver. Cependant, sachez que les meilleurs du domaine restent à l’affût de de l’actualité SEO et adaptent leur pratiques. Si certaines techniques étaient bonnes à l’époque, certaines d’entre-elles ne le sont plus de nos jours…

NOUVEAU : Google a annoncé le 12 décembre la refonte de son Guide de démarrage sur l’optimisation du référencement (SEO) – Merci Google !

LA « TROP » GRANDE POPULARITÉ DE GOOGLE

La popularité de Google a eu un impact significatif sur les pratiques de SEO, mais aussi sur plusieurs autres métiers et outils. Chacun dit avoir un effet positif sur le SEO d’un site : les rédacteurs écrivent selon les bonnes pratiques SEO, les concepteurs de sites souscrivent aux bonnes pratiques SEO, les relations publiques offrent une « visibilité » bénéfique au SEO, les créateurs de vidéos aident l’indexation de leurs contenus, les gestionnaires de communautés aident les signaux sociaux – les CMS sont spider friendly, les plugins SEO se comptent par milliers, etc.

Google a eu un effet indéniable sur le SEO – mais aussi sur plusieurs métiers et outils. L’omniprésence de Google et l’innovation constante du moteur de recherche s’inscrit dorénavant au chapitre de l’économie mondiale – et il n’est pas prêt de s’arrêter. Il est important de se rappeler qu’à son entrée en bourse en 2004, l’action Google sur le Nasdaq était vendue à 85 $. En quelques minutes, l’action était à 100$ – permettant à l’entreprise de lever 1.67 milliard en une seule journée. L’action de Google (renommée Alphabet) est d’aujourd’hui à 1,054 $ et sa capitalisation boursière est de plus de 665 milliards, classée 2e à l’échelle mondiale.

Plus de 73% des revenus de Google proviennent de la vente de publicités sur les pages de résultats de recherche. La popularité du SEO a donc une incidence directe sur les ventes publicitaires.

Plus de 73% des revenus de Google proviennent de la vente de publicités sur les pages de résultats de recherche (Google, YouTube, etc.). La popularité du SEO a donc une incidence directe sur les ventes publicitaires. Google a tout intérêt à garder un juste équilibre entre l’amélioration de la pertinence des résultats de recherche et l’engouement relié au SEO.

En plus d’améliorer ses algorithmes pour la pertinence des résultats de recherche, Google en créé de nouveaux pour assurer son futur financier. Exemple : lorsque l’on sait que la vente d’ordinateurs est en chute (depuis plusieurs trimestres) au détriment des appareils mobiles, il est compréhensible de voir Google ajouter à ses algorithmes la mobilité et le temps de chargement des pages. Ne croyez-vous pas ?!

LE SEO EN 2018 : L’ANALYSE ET L’UTILISATION DES DONNÉES

Choses certaines : le SEO va encore continuer à évoluer, les propriétaires de sites voudront encore apparaître sur la première page des résultats de recherche, les métiers et outils du SEO poursuivront encore leurs quêtes de bonnes pratiques et Google voudra encore générer plus de profits.

Bien que les critères SEO on-site et off-site seront encore considérés des algorithmes – les données le seront davantage.

Si on ne peut pas explicitement prédire de quoi sera fait le SEO en 2018, des tendances très claires se dessinent : l’utilisation des données et le machine learning. Bien que les critères SEO on-site et off-site seront encore considérés des algorithmes – les données Web sociales, comportementales, attitudinales et métadonnées le seront davantage.

Certaines données laissées librement sur le Web comme les messages laissés sur les réseaux sociaux, les évaluations et les recommandations pourront être analysées pour en extraire la satisfaction des usagers face à un produit et une marque. Les données comportementales / attitudinales comme l’historique de recherche, l’historique de clic, les mots cliqués, les actions et réactions avec les sites / médias sociaux / publicités, la fidélité de visite et d’achat pourront être analysées afin d’évaluer les intérêts qualitatifs et quantitatifs des usagers – combinés (en inclusion ou en exclusion) aux données sociales. Finalement, les données médiatiques comme les schémas et la rapidité de diffusion, les interactions et les interconnectivités – et les métadonnées comme la géolocalisation des usagers, le fournisseur d’accès Internet et le type d’appareil utilisé pourront être utilisées pour analyser la notoriété et la portée / pertinence géographique d’un produit et d’une marque.

Google possède l’infrastructure technologique pour réaliser bon nombre de ces analyses de données. Il propose depuis 2016 à des entreprises de « louer des capacités de calculs et d’intelligence artificielle ». Avec une telle puissance entre les mains, il pourrait être difficile de croire que Google n’a pas pensé à l’utiliser pour ses propres fins. Mieux encore, Google a commencé à étendre ses tentacules à l’intérieur du plus gros fournisseur de solution CRM. En effet, Salesforce annonçait le mois dernier un partenariat stratégique avec Google. « Les clients pourront acquérir de nouvelles informations sur les consommateurs afin de pouvoir proposer l’expérience la plus pertinente au moment opportun, que ce soit en contactant un commercial, en ouvrant un email, en visitant un site web, en cliquant sur une annonce ou en effectuant une recherche sur Google », indique un communiqué de Salesforce.

Je ne peux m’empêcher de croire qu’un simple technicien du marketing ait autant de données et d’intelligence d’affaires à sa disposition sans imaginer que Google n’en fasse pas usage !

Comme moi, les adeptes du marketing ne peuvent qu’applaudir un tel partenariat : l’intelligence d’affaires atteint maintenant de nouveaux sommets. Du coup, je ne peux m’empêcher de croire qu’un simple technicien du marketing ait autant de données et d’intelligence d’affaires à sa disposition sans imaginer que Google n’en fasse pas usage ! Vous vous imaginez toutes les possibilités SEO (et toutes les autres) avec autant de données fraîches (dont certaines en temps réel) ! Bien humblement, je ne crois pas que les limites sont d’ordre technologique, mais plutôt d’ordre éthique : la politique d’utilisation des données VS le respect de la vie privée.

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LE MARCHINE LEARNING…

Il y a une limite à ce que peut accomplir un humain. Les ingénieurs mathématiques et linguistiques (texte et vocal) n’ont plus la capacité de répondre au volume de données à leurs dispositions. Pour pallier à la situation du Big Data, l’intelligence artificielle et le marchine learning sont tout désignés pour y remédier. Je ne suis pas un expert en la matière, loin de là ! Je crois toutefois que les avancées sur la science des données n’aura pas le choix d’y recourir, d’une façon ou d’une autre – et dans une certaine mesure…

POUR TERMINER

Ne soyez pas surpris, la technologie est rendue là – et bien plus loin encore. J’exagère ?! Faites-moi le savoir. Ce qui est certain, c’est que 2018 sera assurément une autre année extraordinaire pour le SEO !

Bonus : Prenez quelques minutes pour lire l’excellent article What to believe about SEO in 2018 and beyond?

Vous avez aimé cet article, partagez-le et suivez-moi sur Twitter (@ericperreault).

Eric Perreault

Eric PerreaultEric est spécialisé en SEO, publicité Google Adwords (SEM), marketing par courriel et marketing de contenu.

M. Perreault s’est forgé une expertise en intelligence d’affaires en exploitant le Web analytique : audience Web, marketing automatisé et gestion de la relation client (CRM).


AUTRES ARTICLES

 

Publicités
Par défaut
achat de mots-clés, référencement, sem, seo, web analytique

Comparer la pêche au marketing Web

comparer la pêche au marketing web

On a tous déjà lu un article sur le marketing web et l’acquisition de clients – et on a tous déjà entendu des histoires de pêche. Mais est-ce qu’on peut vraiment comparer la pêche et le marketing Web. Je me suis justement posé la question la semaine dernière lors d’un week-end de pêche sur la glace à Ste-Émélie-de-l’Énergie.

TECHNIQUE DE PÊCHE

À la pêche sur la glace, on fait un trou dans la glace et on installe des brimbales – lesquelles servent de cannes à pêche. Cette technique, aussi appellée “ligne morte”, est la technique la plus simple : on met un ver de terre sur l’hameçon – on descend la ligne dans le trou – on attends que le poisson morde – et on attrape le poisson. Donc, tous les pêcheurs ont la même chance de prendre du poisson – n’est-ce pas ? Alors pourquoi certains pêcheurs attrapent systématiquement leur quota (10 truites) en 4 heures tandis que d’autres pêcheurs (situés à moins de 5 mètres) attrapent 4 à 5 truites en une journée entière ??

La réponse est fort simple : la maîtrise de 1000 petits détails ! Plus vous maîtrisez de détails, plus grandes sont vos chances de succès. Voici un exemple concrèt avec la technique de pêche la plus simple.

On met un ver de terre sur l’hameçon

Difficile de faire plus simple, non ? En fait, c’est un peu plus compliqué que ça. Voilà ce qu’il faut faire : il faut choisir un ver de terre bien vivant et vigoureux. Vous devez prendre prioritairement la tête du ver. Coupez le ver de terre juste après le clitellum. Enfilez le ver de terre sur l’hameçon comme un bas sur un pied en commençant par la partie coupée. Lorsque vous avez recouvert entièrement l’hameçon avec le ver, faites sortir la pointe de l’hameçon du corps du ver de terre (pour mieux sentir le poisson – et l’hameçonner fermement). Laissez le reste du ver de terre libre afin qu’il puisse bien bouger et attirer le poisson.

N’est-ce pas plus détaillé ?!

On descend la ligne dans le trou

En fait, il faudrait plutôt dire : on descend la ligne dans le trou – jusqu’à ce que le plomb touche le fond. Ensuite, il faut installer le balancier sur le poteau en s’assurant que la ligne est bien tendue. Si la ligne est légèrement molle, il faut enrouler le fil à pêche autour du bout du balancier – ainsi, dès qu’un poisson touchera au ver, le balancier bougera. Le fil à pêche doit passer au centre du trou, sans toucher le bord – sinon, le fil collera à la glace et il sera difficile de savoir si un poisson mord. Évidemment, toutes les brimbales doivent pointer dans la même direction (plus facile à distinguer la brimbale attaquée) – et face au vent (pour éviter que les brimbales balancent s’il y a des rafales de vent).

On attends que le poisson morde

On peut attendre le poisson (et ça peut être long) OU on peut taquiner le poisson. Il faut s’assurer que les vers sont bien vivants – qu’ils bougent bien – sinon, il faut les changer. Il faut s’assurer que les trous ne sont pas gelés – sinon, il faut enlever la glace avec l’écumoire. Il faut aussi s’assurer de faire bouger les vers à tous les 5 à 10 minutes – en descendant le bout du balancier vers le trou et le laisser reprendre sa position.

Si ça ne mord pas, il faut être plus actif : prendre le balancier de la brimbale et jiggez pour attiser le poisson. Si ça ne mord toujours pas, on peut installer une cuillère sur la ligne (environ 1 pied au dessus de l’hameçon). Il est important que la cuillère ne soit pas trop lourde ou trop grosse. Et pourquoi ne pas installer une cuillère bleu pour commencer. Si ça ne mord pas, on peut changer pour une orange, puis une blanche – il faut faire des essais, on a rien à perdre – et tout à gagner !

On attrape le poisson

C’est la partie de l’histoire la plus frustrante ou la plus heureuse. Avant tout, il faut savoir que ce n’est pas à cause que le poisson mord qu’on va l’attrapper. Il faut accorder autant d’importance à perfectionner sa technique pour sortir le poisson que pour l’attirer. Ça semble évidemment comme ça, mais dans les faits (et dans le feu de l’action)… certains pêcheurs oublient carrément certains détails importants.

Lorsque le poisson mord, il avale rarement le ver d’un coup (la brimbale descend d’un coup sec). En fait, il mordille le ver et le balancier bouge légèrement. Là, il faut prendre le balancier et détendre la ligne légèrement : il faut laisser le poisson avaler tranquillement le ver (sans qu’il se fasse piquer par l’hameçon), ce qui peut prendre de 5 à 30 secondes. Lorsque le poisson à suffisamment avaler le ver, il faut “ferrer” le poisson afin que la pointe de l’hameçon plante dans sa bouche. Un petit coup de poignet suffit pour “ferrer” le poisson (comme un coup de tapette à mouches) – un coup démesuré fera sortir le ver de la bouche du poisson sans l’hameçonner.

Il faut tirer le poisson en gardant une tension sur le fil à pêche – rapidement, mais pas trop. Une fois le poisson sorti de l’eau, il faut l’éloigner du trou afin qu’il ne “retombe” pas dans le trou… C’est un détail, mais combien de fois ai-je vu cette histoire arrivée !

Bonus : Les truites se regroupent entre elles pour former un banc de poissons. Si vous attrappez une truite (ou même si vous la manquez), il faut rapidement remettre la ligne en position puisque le banc de poissons est à proximité.

Comme vous pouvez le constater, la pêche est une question de détails. Mais comment peut-on comparer la pêche et le marketing Web ?

TECHNIQUES DE MARKETING WEB

Sur le Web, on fait un site et on fait du marketing Web – lequel sert à acquérir de nouveaux clients : on fait du SEO et du SEM – on fait du Web analytique – on attend qu’un client se manifeste – et on fait une vente. Donc toutes les entreprises ont la même chance de conquérir de nouveaux clients – n’est-ce pas ? Alors pourquoi certaines entreprises performent très bien sur le Web tandis que d’autres peinent à trouver des clients ??

Encore une fois, la réponse est fort simple : la maîtrise de 1000 détails ! Plus vous maîtrisez de détails, plus grandes sont vos chances de succès. Voici un exemple concrèt sur les base du marketing Web.

On fait du SEO et du SEM

C’est facile à dire, mais dans la réalité de tous les jours, c’est un peu plus compliqué que ça. Voilà ce qu’il faut faire : il faut choisir les bons mots-clés. Vous devez choisir prioritairement les mots-clés les plus performants et terme de qualité. Coupez la sélection du choix des mots-clés juste avant qu’ils ne deviennent trop généralistes. En SEO, enfilez ces mots-clés dans les URL et les différentes balises : TITLE, H1, META, ALT, STRONG, A HREF, etc. En SEM, utilisez les mots-clés dans les annonces et les différentes composantes : Match Type, Title, Description, URL, et landing page. Lorsque vous rédigez vos textes, faites en sorte d’avoir un appel à l’action clair (clickbait). Il faut exclure les mots-clés inutiles afin que vos annonces s’affichent uniquement pour votre type de produit et attire le bon visiteur – un client.

On fait du Web analytique

En fait, il faudrait plutôt dire : on fait du Web analytique – uniquement pour les données pertinentes. Il faut déterminer les KPI en s’assurant que les données cheminent bien jusqu’aux objectifs (goals). Si les données sont trop vagues, il faut ajouter des filtres d’exclusion (adresse IP par exemple) – ainsi, dès qu’un client visitera le site, un KPI bougera. Les données doivent cheminer parfaitement, sans être manquantes ou inexactes – sinon, il sera difficile d’identifier un client potentiel. Évidemment, tous les KPI doivent se retrouver ensemble dans un même tableau de bord (plus facile à distinguer les stratégies gagnantes) – segmentés par source / langue / produit (pour identifier l’origine en cas de grande fluctuation de visites).

On attend qu’un client se manifeste

On peut attendre que le client se manifeste (et ça peut être long et coûteux) OU on peut essayer de l’attirer. En SEO, il faut s’assurer que les mots-clés performent bien – sinon, il faut les optimiser (les préciser et les diversifier). En SEM, il faut particulièrement regarder les métriques de qualité (CTR, Bounces, Quality Score, Conversion, etc.) et les optimiser. Il faut aussi créer des rapports de performance et analyser les résultats.

S’il n’y a toujours pas assez de clients au rendez-vous : il faut être proactif : il faut réaliser des campagnes thématiques sur les caractéristiques du produit ou les façons de l’utiliser. Et pourquoi ne pas réaliser un webinaire pour commencer. Si ça ne fonctionne toujours pas, on peut réaliser un livre blanc, une étude, un guest blogging – il faut faire des essais, on a rien à perdre – et des clients à gagner !

On fait une vente

Encore une fois, c’est la partie de l’histoire la plus frustrante ou la plus heureuse – parce que ce n’est pas à cause qu’un client manifeste son intérêt qu’il va nécessairement acheter. Il faut accorder autant d’importance à perfectionner le CRO (Conversion Rate Optimization) que de trouver un client. Ça semble évidemment comme ça, mais dans les faits (et au jour le jour)… certains gestionnaires Web oublient carrément certains détails importants.

Lorsqu’un client signifie son intérêt, c’est rarement spontanné. En fait, il a probablement déjà visité votre site à quelques reprises et comparé le produit. Contrairement à la pêche, lorsqu’un client fait une demande par Internet, il faut être réactif rapidement. Un courriel d’auto-réponse ne suffit généralement pas à signifier qu’il est prit en charge.

Il faut contacter le client dans les minutes ou l’heure suivant sa demande – pas après quelques jours. Le vendeur doit avant tout être à l’écoute du client : valider ses besoins et détailler les caractéristiques du produit. Lorsque le cycle de vente est plus long (surtout en B2B), il faut réaliser des suivis et les documenter… C’est un détail, mais combien de fois ai-je vu cette histoire arrive !

Bonus : Si vous réalisez une vente (ou même si vous ne la réalisez pas), il est primordial de collecter le maximum d’information à son sujet : source de traffic, mot-clé utilisé, annonce cliquée, landing page, pages visites, temps de visite, produit intéressé, caractéristiques préférées, temps de réponse, besoins énoncés – et même la raison de la vente non-réalisée (si applicable). Ces informations permettront d’optimiser les étapes de l’acquisition d’un client ET les 1000 détails qui sont en cause.

Comme vous pouvez le constater (et bien que simplifié), il y a certaines similitudes entre la pêche et le marketing Web.

Espérant vous avoir fait sourire et réfléchir, je vous souhaite la meilleure des chances avec les détails de votre marketing Web.

Vous avez aimé cet article, partagez-le et suivez-moi sur Twitter (@ericperreault).

Eric Perreault

Eric PerreaultEric est Gestionnaire en marketing électronique. Il est spécialisé en référencement naturel (SEO), publicité Google Adwords (SEM), marketing par courriel et en marketing de contenu.

M. Perreault s’est forgé une expertise en intelligence d’affaires en exploitant le Web analytique : audience Web, marketing automatisé et gestion de la relation client (CRM).


AUTRES ARTICLES

 

Par défaut